Publié par : Marie | 20 mars 2010

Comment jouer à la femme au foyer des années 50

… le week-end. Si j’étais comme la plupart de mes collègues de mon âge, je sortirais en boîte le week-end. Sinon, je pourrais aussi jouer à la Parisienne, et faire des samedi brunchs entre copines/expos/cupcakes et que sais-je encore. Mais en fait, ce que j’aime le week-end, c’est être tranquille à la maison. De préférence avec mon marichéri, un match des 6 Nations et un bouquin.

La maison, pour moi, c’est l’endroit qui sent le gâteau encore chaud. Et le café. L’endroit où je fais des glaçages beurre-sucre glace-chocolat (un tiers de chaque, ne lésinez pas sur les quantités, et au diable le cholestérol !). Je me souviens de certains camarades que j’ai eus en cours, qui vivaient dans des 150 m² dans le XVIe avec des cuisines sombres et minuscules, je n’ai jamais compris pourquoi leurs parents n’avaient pas cassé les murs pour agrandir la cuisine. Oui, j’ai jamais rien compris aux appartements de réception. Une cuisine c’est un lieu de vie, c’est là où se trouve le foyer… Pour moi en tout cas, une cuisine spacieuse et lumineuse ce sera un critère essentiel de choix de notre prochain appart !

Donc, depuis quelques semaines, ce que je fais invariablement le week-end, c’est de la pâtisserie. Des muffins à la cerise la semaine dernière, un gâteau aux carottes la semaine d’avant, un kouglof salé aujourd’hui. Et comme il me reste de la levure, je vais tenter de faire une brioche ce soir. Je n’ai aucune expérience en brioches, mais ma grand-mère en faisait très souvent. Comme elle était suisse, elle faisait des Zopf. Les Zopf ont deux signes distinctifs : d’une part ce sont des brioches tressées, et d’autre part elle sont dorées au jaune d’oeuf avant la cuisson.

J’aime l’idée de faire quelque chose moi-même. De prendre des ingrédients de base, de pétrir longtemps, d’avoir les mains toutes douces et un peu grasses après, d’enfourner tout ça et de manger quelque chose que j’ai préparé moi-même. Surtout quand je mange des trucs insipides et trop cuits dans des cantines tristes toute la semaine.

Ma mère utilise un robot pour pétrir la pâte, mais je trouve que ça n’a pas le même goût (beaucoup d’hommes pensent pareil, mais la plupart des femmes que je connais estiment que c’est un argument anti-féministe !). Moi j’aime pétrir, étaler la pâte, découper des petits gâteaux avec des emporte-pièce, regarder gonfler le levain — en plus ça sent bon le levain ! J’aime ajouter de la cannelle sur les tartes aux pommes, du citron dans le gâteau aux carottes, du cacao en poudre dans la moitié de la pâte du gâteau marbré et le regarder colorer la pâte… Et puis la muscade dans la purée. Le pain d’épices. Les petits gâteaux à l’anis.

La pâtisserie est tellement omniprésente en Alsace que, quand on parle de quelqu’un de fêlé, on dit en alsacien « il est pas assez cuit » !

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Responses

  1. Eh beh ! vous allez vous coltiner pas mal de reflexions féministes ! 23 ans, vos diplômes et tout ça pour ça ….

    Comme vous le savez, moi je comprends : quand on travaille du chapeau la semaine, le week end, c’est rudement bien de faire avec les mains, quelque chose qui reste. Pour moi cuisine (salée), couture parfois et je me conserve mon fantasme de broder !

    Des sets de table. GRMM renonce aux nappes pour passer aux sets de table. Je viens d’aller en acheter parce qu’elle était encore collée aux sets, décor noël. Je n’aurai pas le temps d’en faire 9 pour Paques, donc on ne les aura pas alors….

    PS, rudement contente de vous relire.
    PS² le gâteau aux carottes, très très bon. Même Marichéri s’est régalé.

  2. Ça me rappelle que ma mère veut toujours utiliser la machine : selon elle, c’est plus pratique, plus rapide et mieux fait. Je veux bien, mais où est le plaisir ?!!

  3. Je suis vraiment super contente de te relire (mais je ne lis que celui-là de billet car j’ai à faire… promis juré après je pars)…
    🙂

    Je partage carrément ce plaisir là même si j’aimerais bien y passer plus de temps dans ma cuisine. Elle est « tropbien » mais je passais plus de temps dans mon placard d’avant…

    Aux US on m’a dit que certains apparts se vendaient… sans cuisine… :smiley horrifié:

    Un cadeau pour l’aprem :
    http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=384 (la cuisine n’existait pas avant le XVII°S…)

  4. Oh Marie ! Quelle joie de te retrouver sur un nouveau blog !!! J’abonde en ton sens pour cet article et je me sens bien moins seule dans mes envies de douceur, de cuisine et de petits week-ends cosy et chaleureux…
    Je fais des brioches presque toutes les semaines, dorées au jaune d’oeuf (avec une pincée de sel et une petite cuillère d’eau pour le brilliant) ou recouvertes de sucre glace au kirsch avec quelques amandes éffilées et des kugelhopfs, beaucoup de kugelhopfs ! Je crois qu’il y a vraiment quelque chose dans les gènes alsaciens qui nous prédispose à la pâtisserie.
    Toi qui comme moi adore lire, je te recommande un ouvrage d’Irène Frain « Le bonheur de faire l’amour dans sa cuisine et vice et versa ».
    Sinon le mariage est pour dans deux mois !-)

  5. Tellement vrai…j’attend toute l’année d’être au premier décembre, et de pouvoir commencer ma collection de bredeles et de, pendant trois semaines, faire des petits gâteaux tous les soirs.
    Ravie de te retrouver sur ce nouveau blog!

  6. je partage tes goûts; il n’y a pas meilleurs occupation pour moi que de cocooner à la maison le week-end! (enfin, je veux dire, en théorie. Maintenant que les enfants sont là… hem hem)

    J’adore cuisiner… mais avec les enfants c’est un peu plus compliqué, ça devient même une corvée.
    Alors je fais participer ma fille de 3 ans: ça l’occupe quand elle s’ennuie, et cela me permet de continuer à faire la cuisine! Mon fils, 1 ans, grignote du pain en nous regardant dans sa chaise haute.
    Ma fille bat les oeufs, met la levure, lèche la casserole pleine de chocolat, en met partout… (je ne suis pas maniaque, ouf)… et apprécie encore plus son repas ensuite lorsqu’elle en a préparé une partie.

    ça me fait penser que je ferais bien une brioche, tiens.

    • Oh oui, je rêve du moment où ma fille (ou ses futurs frères et soeurs) sera assez grande pour qu’on fasse des gâteaux ensemble ! Et elle pourra cuisiner aussi avec son père, il aime ça autant que moi !


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