Publié par : Marie | 4 décembre 2013

L’invention d’une activité Montessori

Ce matin, M a inventé une activité Montessori.

Nous sommes une famille très Montessori-friendly et essayons d’appliquer ces principes à la maison, et visiblement M est dans le même état d’esprit… Et je crois que le fait de déjeuner sur la table basse et que Michèle ait son propre petit fauteuil à sa taille l’aide beaucoup.

Un de ses intérêts du moment est de verser et transvaser. Elle s’y amuse avec son seau et son arrosoir dans le bain, et aux bébés nageurs. Il y a quelques temps, pour répondre à cet intérêt, nous lui avons donné des pois cassés avec deux bols et elle s’est beaucoup amusée.

Ce matin, au petit déjeuner, j’ai posé sa tasse à bec sur la table, mais elle m’a dit « boire grande fille ! » (NDLR : « je veux boire comme une grande fille ! »). Donc je l’ai aidée à dévisser le couvercle de la tasse à bec. Elle a démonté sa tasse à bec, l’a observée, elle a tourné les éléments dans tous les sens, cherché à remonter la tasse. Puis elle a bu un peu d’eau. Je suis allée lui chercher un verre à la cuisine et l’ai rempli d’eau. Mais au lieu de boire, elle m’a demandé la permission de verser son eau. Curieuse de ce qui allait se passer, et après avoir tout posé sur un plateau, je l’ai laissée faire.

Elle est allée verser très consciencieusement le contenu de son verre dans la tasse à bec, puis est revenue me demander de remplir à nouveau le verre. Je l’ai rempli, elle a pris le verre, l’a porté jusqu’au plateau et a versé encore de l’eau. L’eau arrivait en haut de la tasse. Nous avons constaté ensemble que la tasse était pleine, et que la bouteille dont je me servais pour remplir son verre était vide.

Elle m’a redemandé de l’eau, je suis allée remplir la bouteille et lui ai reversé un verre. Elle a versé l’eau dans la tasse, qui s’est mise à déborder sur le plateau. Elle a observé ce phénomène avec fascination, puis m’a dit : « essuyer ! ». Elle a pris une éponge et essuyé toute l’eau répandue (elle a nettoyé la table aussi). Puis elle a reversé de l’eau dans la tasse et observé que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Elle a répété avec enthousiasme le nouveau mot qu’elle avait appris : « déborder ! » Pas une goutte d’eau répandue par terre, en revanche la manche du pyjama fut une victime collatérale. Aux cris de « le pyjama est mouillé ! », ça nous a fourni une parfaite transition pour aller l’habiller.

Et là j’ai été très heureuse de ne pas avoir dit « Non, tu risques de renverser ! »

Nous sommes en pleine recherche d’école pour notre fille, qui devrait normalement être scolarisée à la prochaine rentrée (septembre 2014). Nous avons déjà décidé que l’Education Nationale, sa réforme des rythmes scolaires, ses évaluations dès l’âge de 3 ans et autres joyeusetés, ce serait sans nous. Nous prenons donc des contacts pour mieux connaître les alternatives, et c’est dans ce cadre que j’ai emprunté à la bibliothèque municipale « Célestin Freinet, Pédagogie et émancipation » par Henri Peyronie.

C’est un petit livre qui se lit assez vite. Il se compose de 3 grandes parties : une biographie de Célestin Freinet, qui insiste sur le développement de ses techniques et leur cadre idéologique, puis une collection d’extraits qui évoquent les techniques Freinet (publications par Freinet lui-même, ou par d’autres de son mouvement), et enfin une partie plus prospective, qui évoque la postérité de Freinet et de ses techniques.

La partie biographique s’intéresse notamment aux motivations de Freinet lorsqu’il a commencé à faire la classe autrement. On note que, contrairement à d’autres réformateurs de l’éducation, Freinet lui-même n’a pas spécialement souffert du système classique par lequel il est passé (sous la 3e république), tout au plus s’est-il ennuyé un peu. Deux explications sont données pour la naissance des techniques Freinet :

  • Freinet, né en 1896, a combattu dans la Première Guerre Mondiale et en a conservé une fragilité physique qui ne lui permettait pas de faire un cours magistral tout une journée, surtout dans un environnement clos et plein de poussières de craie. C’est une explication que Freinet lui-même a avancé, et dont son épouse et biographe, Elise Freinet, donne une version un peu romancée dans un des ouvrages qu’elle a consacrés aux techniques Freinet.
  •  Mais, dès le départ, les techniques Freinet ont également un but politique et idéologique assumé : il s’agit de faire une école pour les prolétaires, afin d’apprendre par le travail et de former des ouvriers libres, par opposition à l’école « classique » capitaliste. La guerre est cependant importante pour comprendre cet engagement de Freinet, puisque c’est au cours de la guerre et dans les années qui suivent qu’il s’est rapproché du Parti Communiste.

L’auteur semble dire que, si les deux explications ont chacune une part de vérité, l’entreprise politique était initialement la plus importante. Par la suite, Freinet et ses continuateurs ont insisté de plus en plus sur l’explication liée à son état de santé, à mesure que Freinet  s’est éloigné du Parti Communiste. De plus, la société française a beaucoup changé entre le début des travaux de Freinet et la fin de sa vie, et la référence au communisme et au prolétariat avait moins de sens dans les années 60 et les banlieues de grandes villes que dans le monde rural des années 30.

La partie centrale du livre présente des extraits d’écrits de Freinet, qui sont passionnants. On y apprend par exemple les bases de l’imprimerie à l’école, une des techniques Freinet phares. L’objectif de l’imprimerie à l’école est de se passer de manuels, car Freinet a remarqué que, dans la classe rurale où il a enseigné initialement, les enfants avaient énormément de connaissances et de savoir-faire pratique, qui venaient par exemple de leur implication quotidienne dans les travaux de la ferme, mais qu’on les forçait à étudier à l’école sur des livres qui parlaient de sujets qui ne les intéressaient pas, voire qui leur étaient entièrement étrangers. Ainsi, l’apprentissage de la lecture ne s’incarnait absolument pas dans l’univers concret qui leur était familier, et l’école était complètement close, dissociée de la vie. Freinet a eu l’idée alors de faire composer à ses élèves leurs propres textes, à partir de sujets qui les intéressaient. L’imprimerie permettait de donner à ces textes une forme imprimée et donc légitime. Et c’était également un apprentissage manuel de la typographie, utile à l’enfant prolétaire pour se libérer. Et enfin, l’imprimerie permettait l’échange et l’ouverture au monde, à travers des échanges avec d’autres écoles, dans d’autres régions : une classe pouvait envoyer un texte sur une curiosité géographique de sa région, et recevoir en échange le récit d’une tradition folklorique d’une région lointaine.

On découvre également, dans cette deuxième partie du livre, les « invariants » sur lesquels se fondent les techniques Freinet, comme par exemple :

  • « L’enfant est de la même nature que l’adulte. »
  • « Etre plus grand ne signifie pas forcément être au-dessus des autres. »
  • « Nul n’aime se voir contraint à faire un certain travail, même si ce travail ne lui déplaît pas particulièrement. C’est la contrainte qui est paralysante »

Je vous invite à les lire tous ici : personnellement, je ne les peux pas les lire sans hocher la tête avec beaucoup d’enthousiasme, cela correspond exactement à ma vision de l’enfant et à ce que je souhaite faire avec ma fille.

La troisième partie du livre évoque la postérité des techniques Freinet, leur adaptation (ou pas) aux bouleversements économiques et sociaux intervenus depuis leur apparition, leur diffusion internationale. J’y ai appris par exemple que le fameux « mettre l’enfant au centre du système » était initialement une idée inspirée de Freinet.

Revenons sur les « techniques » Freinet : ce n’est qu’à la fin de sa vie que Freinet a parlé parfois de « pédagogie » Freinet, auparavant il a toujours insisté sur le fait qu’il développait avant tout des techniques, à savoir : quelque chose de l’ordre du savoir-faire, qui s’inscrit dans le monde artisanal et ouvrier, et qui n’est pas un cadre unifié et figé. C’est une des grandes différences entre Freinet et, par exemple, Montessori :

  • Maria Montessori, à partir de ses observations des enfants, a développé un cursus entre les âges de 3 et 12 ans qui comprend un nombre fini d’activités précisément spécifiées, dotées d’un matériel Montessori spécifique, qui est le même d’une école à une autre. Elle a théorisé elle-même ses travaux
  • Célestin Freinet a travaillé en réseau avec de nombreux autres enseignants qui se trouvaient sur le terrain, partout en France, et ils ont créé de manière collaborative des techniques qui servent de support à l’enseignement, mais avec des variantes locales nombreuses. Les techniques Freinet sont restées en mouvement (par exemple, la fin du livre explore rapidement les possibilités d’évolution de l’imprimerie à l’école au 21e siècle, compte tenu de la propagation des blogs).

Freinet connaissait la plupart des penseurs de l’école nouvelle, y compris Montessori, et les critiquait pour deux raisons principales : le verrouillage et le brevetage de « méthodes » Montessori, Decroly, etc. (je reviendrai sur cette critique dans un prochain billet), et le fait que ces penseurs ne s’inscrivaient pas dans un cadre politique mais pensaient l’école indépendamment de son environnement.

C’est l’une des choses qui m’ont le plus intéressée dans ce livre, parce qu’elle fait écho à une de mes propres préoccupations : pour faire une école nouvelle, une école active, qui va à contresens de l’école publique en vigueur, doit-on se mettre complètement à côté, « en marge », notamment en se plaçant hors contrat avec l’Education Nationale afin de conserver la liberté pédagogique, ou doit-on au contraire essayer de changer l’école « de l’intérieur », dans le cadre même de l’école publique ? Le premier cas est ce qui a été choisi par Montessori par exemple (en France en tout cas), et peut être dénoncé comme une école « pour riches » qui pratique une sélection de fait par l’argent. Mais l’école active au sein même du système classique, qui permet en théorie de s’adresser à tous les enfants, risque d’être illusoire. Le livre raconte ainsi comment, après une première expérience satisfaisante dans une école rurale , Freinet a été muté à Vence, dans un environnement plus urbain et aisé, où il a rencontré des obstacles croissants à la mise en œuvre de ses techniques… tant et si bien qu’il a fini par créer une école privée pour pouvoir y appliquer librement ses principes.

Et ce que j’ai lu par ailleurs sur l’école nouvelle en France met en lumière que, généralement, ce mouvement est toléré, à condition qu’il reste à petite échelle et dans des environnements très spécifiques : par exemple, il existe seulement deux lycées autogérés en France (dont un, à Saint-Nazaire, se réclame de la « pédagogie institutionnelle » qui dérive de Freinet), et ils sont présentés comme un dernier recours au décrochage scolaire d’élèves fragiles, pas comme une modalité de scolarité secondaire accessible à tous les jeunes. L’expérimentation au sein du système classique, comme par exemple à Gennevilliers, est rare et je ne crois pas à une généralisation prochaine.

Ainsi, le livre relève très justement qu’aujourd’hui, l’école nouvelle intéresse avant tout des parents « bobo », éduqués, aisés, et « qui font suffisamment confiance à leur enfant » pour lui permettre d’apprendre à son rythme. Je me suis tout à fait reconnue dans ce portrait. Comme je le disais récemment à une fervente des « apprentissages de base », du « lire-écrire-compter » et du « retour de l’autorité », le principal déterminant de la réussite scolaire d’un enfant est, aujourd’hui en France, la situation économique et sociale de ses parents. C’est malheureux et je souhaite vivement que ça change, mais en attendant, ma fille a la chance d’avoir deux parents qui ont fait des études supérieures et qui gagnent bien leur vie, elle n’aura très probablement pas de problème scolaire, et nous pouvons donc « nous permettre » de ne pas lui imposer le rythme infernal de l’école classique (surtout dans notre quartier…), des cours particuliers, de la course à la meilleure prépa, mais de lui donner la possibilité d’apprendre à son rythme et selon ses intérêts.

Je recommande chaudement ce livre qui donne beaucoup à réfléchir (il y aurait aussi des choses à dire sur l’inscription de l’école dans son territoire, qui est esquissée dans le livre) et qui ouvre des horizons. Recommandation spéciale à Nahi, à qui j’ai souvent pensé en le lisant, et à Mia et Apostille, que ça intéressera sûrement aussi.

Publié par : Marie | 13 juin 2013

L’évangile pour les petits, par Maité Roche

Un défi du parent chrétien, c’est de trouver des moyens d’assurer l’éducation religieuse de ses enfants, dès petit, avec des mots simples que l’enfant peut comprendre, mais d’une manière qui soit théologiquement correcte aussi !

Accessoirement, il n’est pas toujours évident de faire se tenir calme un jeune enfant pendant la messe. Depuis que M a arrêté de dormir pendant toute la messe, impossible de la laisser dans sa poussette pendant toute l’heure comme certains autres parents de notre paroisse, elle se met à hurler « dé ! dé ! » (« je veux descendre ! ») au bout de trois minutes…

Je me suis donc retrouvée à La Procure, qui est une librairie religieuse fabuleuse pour le parent chrétien, et même le chrétien tout court, à la recherche de livres religieux pour jeunes enfants.

J’ai cherché un moment, il y avait un peu de tout, tout ne me plaisait pas esthétiquement, et encore moins théologiquement. Par exemple, le livre chrétien sur Pâques qui parle de la Cène, la mort de Jésus, la résurrection, et conclut sur la chasse aux œufs dans le jardin, ben euh… non.

J’ai acheté plusieurs livres ce jour-là. Le préféré de M, c’est L’évangile pour les petits, par Maité Roche. Déjà, la couverture me plaît : c’est l’épisode où Jésus bénit les enfants et répond, à ses disciples qui veulent les chasser : « laissez venir à moi les petits enfants ! » C’est évidemment très approprié pour un livre à destination de touts petits. C’est aussi assez utile comme rappel pour répondre aux grincheux qui ne supportent pas le moindre bruit d’enfant à la messe 🙂

Le livre est cartonné et destiné aux enfants à partir de 18 mois. A mon avis, il est accessible dès 14-15 mois, en tout cas il a intéressé M dès cet âge-là.

Le livre retrace les principales étapes de l’histoire de Jésus, de manière conforme aux Evangiles. L’annonce à Marie, la naissance, l’enfance, le baptême, les miracles, les Rameaux, la Cène, la mort et la résurrection, l’Ascension. Le dessin est naïf, avec beaucoup de détails joliment dessinés et qui révèlent des surprises… Par exemple, c’est seulement au bout de deux mois que je me suis aperçue de la petite colombe qui se cache sur chaque page. Un rappel discret de l’Esprit Saint, traditionnellement représenté comme une colombe, et dont l’auteur nous montre donc qu’il a accompagné toute la vie de Jésus.

Rien de traumatisant non plus lors de la mort de Jésus. Et beaucoup d’enfants représentés tout au long du livre et qui participent à l’histoire, comme par exemple le petit garçon qui apporte les pains et les poissons. Une valeur sûre de nos messes dominicales, et M le réclame aussi pendant la semaine !

Publié par : Marie | 10 juin 2013

Tigrou, par Charlotte Voake

Tentative de reprise de ce pauvre blog abandonné…

Comme j’aime beaucoup les recommandations de livres de Lila, et que ma fille développe une passion pour la lecture, je me suis dit que je partagerais quelques livres qu’on a tout particulièrement appréciés. Le principe : uniquement des livres qu’on a aimés toutes les deux, parce que la littérature pour enfants doit aussi et surtout plaire aux enfants ! Et sauf indication contraire, ce sont des emprunts à la médiathèque et personne ne me paie pour en parler 🙂

(en revanche, pas d’images pour l’instant, le pauvre appareil photo de mon téléphone ayant souffert des griffes d’une petite fille…)

Pour commencer, un de ses livres préférés du moment : Tigrou, par Charlotte Voake.

Tigrou est un chat qui a beaucoup de chance : il vit avec une petite fille qui prend bien soin de lui. Mais un jour, il voit débarquer un nouveau chaton… « Ton nouvel ami », dit la petite fille, mais Tigrou n’a aucune envie d’un nouvel ami !

La première chose qui nous a attirées dans ce livre, c’est le dessin, qui est très délicat, avec de belles couleurs un peu passées, beaucoup de petits traits pour capturer les attitudes et le pelage des chats. L’auteur est visiblement très familière des chats. Il y a notamment une image de Tigrou le chat, roulé en boule dans son panier en train de dormir avec une patte sur les yeux, qui ressemble exactement à notre propre chat en train de siester.

Quant à l’histoire, elle est réaliste et très belle, et elle peut être comprise à plusieurs niveaux. Comme histoire de chats, elle fonctionne très bien (l’animal territorial qui ne veut pas se voir envahi). ça peut aussi être une manière subtile d’aborder l’arrivée d’un plus jeune enfant au foyer.

Et enfin, j’aime beaucoup le personnage de la petite fille. Elle se comporte bien avec ses chats, comprend leurs besoins, sait comment les prendre dans ses bras. Et elle se débrouille toute seule ! A aucun moment il n’est fait la moindre mention de ses parents, c’est elle seule qui s’occupe de ses chats et cherche une solution à leur mésentente.

Publié par : Marie | 22 février 2013

Fusionnelle, moi ?

Eh non, ceci n’est pas un article sur l’allaitement 🙂 Bien que je continue à allaiter M, mais il n’y a pas grand-chose à en dire, à part le fait qu’elle est complètement sevrée… du lait en poudre.

Quand j’étais petite, mes parents, et en particulier mon père, étaient considérés par beaucoup de leurs amis et familles comme très fusionnels avec moi. Parfois trop. Par exemple, lors des nombreux déjeuners et dîners avec beaucoup de gens auxquels nous avons assisté dans mon enfance (mariages, réunions associatives, etc.), nous avons toujours évité autant que possible les « tables des enfants ». Je détestais ça et exigeais de rester avec mes parents, qui étaient je pense assez heureux de me garder auprès d’eux. Très souvent, les déjeuners et dîners en question étaient interminables, alors je prenais un livre et lisais tranquillement entre les plats tandis que les adultes discutaient.

J’ai un très mauvais souvenir des rares fois où j’ai été exilée à la « table des enfants ». La nourriture se résumait généralement à un « menu enfant » très fade, avec abondance de boissons sucrées (et je ne buvais que de l’eau). Les autres enfants profitaient de l’absence de leurs parents pour manger très salement, dire des méchancetés, faire des bêtises diverses, s’en prendre les uns aux autres. J’avais la nette impression qu’on m’abandonnait avec des gens pas très gentils, potentiellement agressifs, alors que je n’avais rien fait de mal ! Je ne jouais pas beaucoup avec les autres enfants. J’étais sans doute déjà l’emmerdeuse sociale que je suis aujourd’hui, qui ne boit pas beaucoup, n’aime pas spécialement faire la fête et a du mal à s’intégrer dans des groupes 🙂

J’ai repensé à ça récemment. Mon mari et moi avions été invités à un dîner « des jeunes couples ». Nous nous étions inscrits et nous réjouissions d’y aller, jusqu’à ce que nous comprenions ce qui était certainement évident pour les organisateurs : « couple » n’inclut pas forcément les enfants. Voire, cela signifie « sans les enfants ». L’organisation en dîner placé à des tables de 10 corroborait cette hypothèse… Finalement nous n’y sommes pas allés. Pour moi, une occasion sociale sans M, surtout un week-end… ça m’intéresse beaucoup moins.

Ce n’est pas seulement parce qu’il faut la faire garder et que ça demande de l’organisation et un peu d’argent. Je me dis que nous la voyons si peu pendant la semaine, avec nos horaires de travail, qu’il faut profiter des week-ends. Et j’aime passer du temps avec ma fille. Elle est vive, intelligente, drôle, gentille. C’est très agréable de passer du temps avec elle, et elle nous a prouvé que nous pouvons l’emmener quasiment partout (l’exception étant les spectacles : théâtre, concert, opéra, cinéma).

Nous sommes allés à un autre dîner il y a quelques semaines, qui cette fois-ci accueillait volontiers les familles. Une garderie était organisée pour les enfants. La dame qui s’en occupait nous a dit, toute désolée : « Ah, votre fille est encore un peu petite, ça va être compliqué de la confier à la garderie ». Mais nous n’avions pas pensé une seconde la laisser à la garderie ! De toute manière, laisser M abruptement avec des gens nombreux et inconnus est le meilleur moyen de la terrifier. Et elle nous a montré qu’elle peut être extrêmement combative sous l’effet de la peur, la douleur ou la colère — le personnel médical qui a été amené à l’examiner peut en témoigner 🙂 Je pense que, si nous avions tenté la garderie, la gentille dame nous aurait ramené cinq minutes plus tard une petite fille toute rouge, hurlante, sanglotante, qui se débat ! Et ça me semble une réaction normale pour une si petite fille dans un contexte inconnu.

Pourtant je ne pense pas que nous soyons spécialement angoissés ou surprotecteurs. M fait du toboggan, va aux bébés nageurs, passe 10 heures par jour avec sa nounou sans nous, nous ne l’avons jamais mise dans un parc, elle déambule librement dans un appartement où il y a des coins de table, des appareils électroménagers et un chat. Mais j’ai du mal à me séparer d’elle. Et je crois que, plus encore, je ne peux pas la lâcher quand elle me montre qu’elle veut rester avec moi. En général ça dure quelques minutes puis elle part explorer le monde. Mais à son rythme, et en sachant que je reste là près d’elle en cas de besoin.

Je ne pense pas que ce soit un mal. Il me semble que ça lui donne confiance en elle et lui permet d’expérimenter les choses en toute sécurité. Je me demande juste si ça ne va pas finir par nous poser problème vis-à-vis de tous les parents qui ne font pas pareil…

Et vous ? Vous êtes des vilaines-mères-poules-qui-font-trop-de-câlins-et-donneront-de-mauvaises-habitudes-à-leurs-enfants ? Vous arrivez à les lâcher ? Vous faites comment ?

Publié par : Marie | 13 février 2013

Carême

Et revoilà le Carême. Ce fut rapide cette année, à peine les fêtes de Noël passées, nous sommes repartis pour une période d’attente, de Pâques cette fois-ci. L’attente est moins joyeuse qu’à Noël, puisque, avant de fêter la résurrection de Jésus, nous commémorerons d’abord son mort sur la croix.

Je réfléchissais à Carême ces derniers temps, qu’est-ce que je vais faire, de quoi vais-je me priver, est-ce que j’essaie de faire quelque chose en plus. Et puis le pape a renoncé à sa fonction. Je ne m’y attendais pas du tout. Pas grand-monde ne s’y attendait, apparemment. Alors je pense que, si on cherchait un thème pour ce Carême, on l’a. Prier pour ce pape, prier pour l’Eglise qui attend son nouveau chef, pour les cardinaux qui devront l’élire, pour celui qui recevra cette charge de pape pour la suite. Comme beaucoup je suis triste ces derniers jours, triste pour ce vieil homme qui doit être très fatigué et a pris une décision si difficile. Triste aussi pour nous qui sommes laissés là, je sais que c’est bête et égoïste mais le fait est que je ressens aussi ça.

Et en même temps, c’est un espoir aussi, l’espoir du prochain pape, de la suite de cette Eglise millénaire. Je crois en cette Eglise, même si je ne suis pas d’accord avec toutes ses prises de position publiques. Je crois qu’elle est bonne, utile, juste, qu’elle mérite d’être défendue et perpétuée, que c’est l’Eglise de notre Seigneur Jésus qui accomplit sa volonté. J’élève ma fille dans la foi. Je me réjouis que cette Eglise ait bientôt un nouveau chef.

En fait, c’est un peu l’histoire de Pâques tout ça.

Et sinon, pour le Carême ici et maintenant : j’ai décidé de me priver de viande, d’alcool et de dessert. Je jeûne aujourd’hui (mercredi des cendres) et vendredi saint. Ce n’est pas un jeûne absolu, peu compatible avec l’allaitement, mais je mangerai une pomme / un bol de riz, vous voyez l’idée.

Je me suis aussi inscrite à Carême dans la ville, une très belle initiative de frères dominicain de Lille. Ils envoient tous les jours par mail une méditation ainsi que l’enregistrement du temps de prière. J’ai reçu la première aujourd’hui, et je suis très impressionnée. Pour les curieux, les méditations sont accessibles aussi sur le site de Carême dans la ville. Il y a aussi des jeux autour des Évangiles du dimanche, pour les enfants.

Publié par : Marie | 4 février 2013

Le BLW et nous

BLW ? Non, nous n’avons pas acheté de berline allemande 🙂

BLW désigne le « Baby-led weaning », ou la « diversification menée par l’enfant ». C’est une méthode de diversification alimentaire pour les bébés qui repose sur :

– des aliments solides en gros morceaux, non mixés

– préférablement au naturel : chaque aliment est présenté séparément, cuit simplement, pour que l’enfant découvre son goût sans artifices

– l’implication absolue de l’enfant, qui est incité à découvrir les aliments à son rythme, les manipuler, les mâcher, les aimer, ne pas les aimer, les laisser tomber…

Cela peut être assez proche des méthodes Montessori. Cependant toutes les familles adeptes du BLW ne sont pas nécessairement montessoriennes, et vice versa. Quant à ma famille, je dirais que nous pratiquons avec beaucoup de satisfaction une forme de BLW, bien que M mange aussi certains aliments à la cuillère, donnés par ses parents ou sa nounou.

J’ai découvert cette méthode un peu par hasard quand M était très petite, notamment par le blog de Mummy in Provence. Elle collabore d’ailleurs à un blog collectif sur ce sujet, qui est très intéressant. Mais jusqu’à très récemment, je n’avais rien lu en français sur ça. Depuis je suis tombée sur ce site qui est plutôt bien fait.

Nous avons commencé le BLW un peu par hasard. J’en avais entendu parler, mais ça semblait difficile, impressionnant, et je pensais qu’on n’arriverait pas à convaincre la nounou, qui n’avait gardé que des enfants qui suivaient un schéma classique de diversification alimentaire avec des purées. Quand M a atteint 5-6 mois, nous avons donc commencé en lui faisant, classiquement, des purées de légumes. C’était pendant une semaine de vacances, et nous venions d’acheter une chaise haute. M trônait donc au bout de la table pendant les repas, très contente d’observer tout ce qui se passait autour d’elle.

Un jour, elle a avisé la pince à cornichons en bois qui se trouvait devant elle et a trouvé que ce serait un super jouet. Elle l’a attrapée, secouée, s’est beaucoup amusée avec. Le lendemain, elle a revu la pince et a voulu la prendre, mais quelqu’un venait de s’en servir pour attraper un cornichon dans le bocal. Nous lui avons laissé prendre la pince quand même, curieux de voir sa réaction. Elle l’a prise, l’a mise en bouche, a eu l’air surprise par le goût du vinaigre, puis elle s’est mise à téter la pince avec enthousiasme ! Par conséquent, l’étape suivante a été de lui donner un cornichon. Elle a trouvé ça follement amusant. Elle l’a manipulé, sucé, mâchouillé (elle n’avait pas encore de dents, mais il ne faut pas sous-estimer la mâchoire d’un bébé !)…

En parallèle des purées, nous avons donc commencé à lui donner quelques aliments solides en morceaux. Les premiers dont je me souviens sont : les courgettes en rondelles, les moitiés d’abricots, les fraises, le pain. Elle les attrapait avec ses mains, les mâchait / suçait / tétait et en venait à bout en quelques minutes. C’était assez impressionnant avec les abricots notamment : quand elle avait fini, il restait un peu de peau et c’est tout…

Finalement, nous avons réussi à convaincre la nounou. Pas tout de suite : au début elle remixait ce que nous lui apportions ! Mais au bout de quelques jours elle s’est rendue compte que, en effet, M arrivait très bien à manger les solides.

Parmi les nombreux avantages de cette méthode, ceux qui nous ont convaincus sont :

– c’est idéal pour les paresseux : toute la famille peut manger la même chose, pas besoin d’emporter de la nourriture spécifique pour bébé en balade

– l’enfant découvre les vrais aliments, sous leur forme habituelle

– l’enfant apprend lui-même à se débrouiller avec les morceaux, quand il est prêt. Il est actif : il mâche, plutôt que de déglutir passivement des purées.

Ensuite, c’est vrai que cela peut être plus salissant que les purées. M par exemple a tendance à jeter par terre ce dont elle ne veut pas…

Le risque d’étouffement, qui effrayait certains de nos amis et parents, est en fait plus faible pour un bébé qui pratique le BLW. Il faut donner au bébé des morceaux assez gros pour qu’il se rende compte qu’il n’arrivera pas à les avaler tous ronds. Le bébé se débrouille alors pour les croquer ou les mâcher, y compris avec ses gencives. Il faut savoir aussi qu’un bébé jeune a encore un réflexe de régurgitation très fort. Au début, M tentait parfois d’avaler de trop gros morceaux, elle se rendait compte qu’elle n’y arrivait pas, toussait, se contorsionnait… et crachait le morceau. A plus long terme, un bébé qui est habitué aux morceaux s’attend à devoir mâcher. Ce qui est plutôt pas mal à mon avis, parce qu’un enfant, en grandissant, est destiné à dépasser le stade des aliments mixés…

Publié par : Marie | 29 janvier 2013

Surveiller son langage

L’autre jour je prenais le thé avec des amis qui sont étrangers et nos enfants (leur fille a l’âge de la mienne). Ils parlent très bien le français, mais ce n’est pas leur langue maternelle. A un moment de la conversation, mon amie dit à son mari : « Tu sais, « faire chier » c’est un gros mot en fait ! »

On a tous ri, parce qu’il avait effectivement employé assez libéralement cette expression depuis une demi-heure. Je me suis souvenue de mes parents qui faisaient très attention, quand j’étais petite, de ne pas employer de gros mots devant moi.

Je pense qu’on essaie tous de surveiller notre langage devant les enfants. Mais pas forcément toujours de la même manière…

Par exemple, j’essaie de faire attention au langage familier et aux gros mots devant M, mais je me dis qu’elle est encore petite et que ce n’est pas forcément encore très grave maintenant. En revanche…

– je fais très attention à parler un français correct

– j’essaie d’utiliser des mots précis, même s’ils sont un peu compliqués

– j’évite de « parler bébé »

– je ne parle jamais de moi à la troisième personne (« Maman va te faire un câlin »). Je dis « je ». Et je me demande souvent si elle va m’appeler Maman dans la mesure où je ne dis jamais « Maman » en parlant de moi. (mais en fait ça a l’air de marcher, elle babille des « Ma-ma-ma »)

– j’essaie de ne pas dire « tu vas tomber », « tu vas te faire mal », etc. mais plutôt « tu risques de tomber », « tu risques de te faire mal », etc. Parce que « tu vas tomber » n’est pas forcément vrai (parfois elle se rattrape très bien) et que je ne veux pas lui donner l’impression de tout savoir mieux qu’elle

– parfois je lui parle un petit peu allemand, ou alsacien. J’aimerais bien qu’elle parle allemand plus tard, mais je ne sais pas très bien comment m’y prendre

– mon mari lui parle anglais et nous essayons de respecter le principe de « 1 parent – 1 langue » : moi toujours en français (sauf quelques mots d’allemand), lui toujours en anglais.

Parfois je me dis que je m’embête pour rien…

Et vous, quels sont vos principes de langage vis-à-vis de vos enfants ? Vous arrivez à les respecter ?

Publié par : Marie | 21 janvier 2013

« Bébé ! Bébé boit du lait ! »

C’est l’exclamation enthousiaste avec laquelle une petite fille a accueilli M à la bibliothèque, le week-end dernier. La petite camarade devait avoir 2 ou 3 ans, je suis très nulle pour estimer l’âge des autres enfants ! Elle était là avec son grand frère et leur mère, qui avait l’air stressée et pressée.

M n’était pas en train de boire, mais la petite fille le savait : voilà un bébé, or les bébés boivent du lait, donc voilà un bébé qui boit du lait ! M l’a regardée avec curiosité, et moi j’ai fait ce que je fais toujours avec les petites filles inconnues : je lui ai souri et j’ai dit « Bonjour Mademoiselle ! » Les deux petites filles se sont regardées, elles ont eu l’air de se trouver sympa.

M était en plein dans une de ses occupations préférées : elle rangeait les livres de la bibliothèque. Ben oui, les bibliothécaires mettent les livres dans des grands bacs, alors que M s’assied par terre pour lire. Donc il faut ranger les livres à leur place : par terre ! Elle les sortait donc méthodiquement pour les jeter par terre. Puis elle a marché de bac en bac, un petit album à la main, pour chercher le meilleur endroit où le ranger. Dans ce bac ? Hmm, essayons. Ah non, en fait ce n’est pas bien. Le bac suivant ? Hmm, non plus. Le rayonnage de CD ?

L’autre petite fille la suivait du regard. M a fini par trouver l’endroit qui lui convenait pour ranger son livre. Du coup elle en a sorti un autre et l’a jeté par terre de l’autre côté du bac de rangement. L’autre petite fille a fait le tour du bac, pris le livre, et l’a rangé à sa place. J’ai félicité la petite fille.

Sa mère n’avait rien suivi de ce petit manège. Elle a vu sa fille mettre un livre dans un bac et l’a grondée : « Ne touche pas ! Qu’est-ce que tu as fait encore ? »

Quand je lui ai expliqué ce qui s’était passé, elle m’a ignorée.

Publié par : Marie | 18 janvier 2013

Retour sur les sièges auto pour famille sans voiture

Il y a quelques temps, une lectrice m’a contactée (coucou !) et on a discuté pas mal par mail. Elle me demandait notamment ce que nous avions fait finalement concernant notre problème de siège auto. Je me suis dit que ça pourrait intéresser d’autres gens, donc voici un petit digest de notre expérience à ce jour. Vous pouvez aussi lire les commentaires de mon article initial, il y a de bonnes idées !

La première chose pour un siège auto (pour tout article de puériculture, en fait), c’est de dresser le cahier des charges. Je dirais que pour un siège auto les questions à se poser me semblent être les suivantes :

– quelle fréquence d’utilisation anticipée

– besoin ou non de le changer souvent de voiture, et si oui est-ce juste entre 2 ou 3 voitures bien identifiées ou non (taxis, covoiturage, etc.)

– le niveau de sécurité souhaité, sachant qu’un siège vraiment pas sûr n’est tout simplement pas homologué, donc pas vendu !

– le niveau d’encombrement et de poids tolérable

– utilité ou non d’une poignée pour le transporter à bout de bras

– adaptabilité ou non du siège dans la poussette. A en juger par mon expérience, ce n’est pas si indispensable que ça. Le nôtre ne s’adapte pas dans la poussette, et ça ne nous a jamais manqué

– la solidité du siège en cas d’autre(s) bébé(s) à suivre

– le budget évidemment

Compte tenu de tout ça, nous avons établi que notre priorité n°1 était le faible encombrement et faible poids (ce sont 2 sujets différents, mais d’égale importance pour nous), et en n°2 le fait de pouvoir le changer facilement de voiture et le mettre dans n’importe quelle voiture, même une vieille guimbarde. Et aussi, qu’on pense l’utiliser moins de 10 fois par an et uniquement pour des trajets de moins d’une heure, donc qu’on n’est pas prêts à investir et que, du coup, la sécurité n’est pas archi-prioritaire pour nous. Cela dit on n’est pas prêts non plus à transporter M sans siège auto, pour sa sécurité (et aussi parce qu’on risque une amende !). Et enfin, on n’a toujours aucune intention d’acheter une voiture !

Nous avons donc adopté dans un premier temps un maxi-cosi prêté par des amis pour la sortie de la maternité (on avait appelé un Uber). Il se met dos à la route et permet théoriquement d’accueillir un enfant jusqu’à 9 mois ou 9 kg. M est un petit gabarit, ce siège lui a servi jusqu’à ses 12 mois.
Nous avons trouvé, pour la suite, un siège groupe 1-2 en supermarché, très léger, pas trop encombrant, et qui était vendu en package avec un rehausseur (groupe 3) pour la modique somme de 50€ les deux… J’encourage les parents urbains dans notre genre à aller tout simplement dans un grand supermarché de banlieue, ils sont remplis de sièges parfaits pour notre besoin ! Pour comparaison, dans les magasins de puériculture de centre-ville, il n’y avait que des sièges à plus de 200€ et qui pesaient dans les 12kg… impraticables…
Après quelques mois de notre vie de parents de bébé sans voiture, nous avons aussi appris que :
– les taxis transportent sans problème les bébés MAIS il faut fournir le siège soi-même dans les 3 grandes compagnies (G7, Taxis bleus, Alpha), et ne comptez pas trop sur les chauffeurs pour l’installer… Pour les enfants à partir de 3 ans, G7 propose à la réservation des « family cab » équipés de sièges enfants (rehausseurs). Les chauffeurs Uber (à Paris uniquement) sont plus coopératifs pour l’installation de sièges, mais n’en disposent pas non plus
– d’après ce que je comprends du système Isofix, ce n’est pas forcément adapté à toutes les voitures (en particulier, les voitures un peu anciennes) et ça a l’air plus complexe à monter, donc ça me semble à éviter si le siège doit changer souvent de voiture
– les poussettes « pack trio » sont absolument inadaptées à notre mode de vie ! Le siège auto vendu avec est généralement du type cosi, donc utilisable seulement quelques mois. De plus, ce sont en général des poussettes lourdes, encombrantes, pas adaptées à la ville, à abandonner très vite pour passer à une poussette canne. Or pour le prix d’un « pack trio » + poussette canne, il existe de très bonnes poussettes urbaines légères qui sont utilisables jusqu’à ce que l’enfant ne monte plus en poussette (au hasard la mienne, Bugaboo bee, que je recommande très chaudement)
– pour les voyageurs en train qui vont souvent au même endroit (famille par exemple), une solution peut être d’acheter un siège auto qui reste à la destination, pour ne pas avoir à en transporter un dans le train à chaque fois.
Sinon, on peut aussi louer des sièges auto pour un séjour de vacances ou même ponctuellement chez soi si on prend vraiment très peu la voiture. Certaines boutiques de puériculture le proposent, c’est bon marché et pratique. En particulier, les loueurs de voiture le proposent (bon, auprès d’un loueur de voitures, j’ai entendu dire que ce n’était pas si bon marché et que les sièges étaient généralement de qualité médiocre. Cf le billet de Lila par exemple).

Et vous, vous avez fait comment ?

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